L'IA au travail : une question à se poser ensemble
Lors de notre dernier séminaire à Lyon, nous avons pris deux jours pour réfléchir à la place que l'IA doit occuper chez Sqwer. Nous n'en sommes pas ressortis avec une charte toute faite, mais avec de meilleures questions.
Nous ne cherchions pas à savoir si nous étions «pour» ou «contre» l'IA. Nous voulions prendre un temps à plusieurs pour regarder ce qu'elle change dans notre travail : nos pratiques produit, notre relation avec nos clients, notre modèle économique, notre capacité à apprendre, et aussi le plaisir que nous avons à travailler ensemble.
Nous avons créé un espace de dialogue pour prendre le temps d'écouter les retours de chacun, de croiser nos points de vue et de chercher ensemble ce qui a du sens pour nous :
– Faire émerger nos zones d'accord ;
– Montrer clairement les questions qui ne font pas encore consensus ;
– Séparer ce que chacun peut expérimenter librement de ce qui engage toute l'équipe, nos clients ou notre responsabilité collective.
Nos premières pistes ont encore besoin de mûrir avant d'être partagées en détail. Mais quatre repères que nous voulons garder en tête sont ressortis de nos échanges :
– Garder la joie au travail et en équipe.
– Laisser de la liberté dans les usages, tant qu'elle reste compatible avec des valeurs et des pratiques que nous partageons.
– Interroger le coût écologique et économique réel de ces usages et leur retour sur investissement global, pas seulement à notre échelle.
– Mesurer l'impact sur nos capacités individuelles et collectives : risque de perte de capacités cognitives, dépendance, rapport à l'apprentissage…
Ce que nous retenons surtout de ces deux jours, c'est l'intérêt de se poser la question ensemble, avant que les outils, les usages de chacun ou les attentes du marché ne décident à notre place. Une charte ne suffira pas. Elle peut quand même nous servir de point d'appui pour continuer à échanger, expérimenter, mesurer les effets de nos choix et ajuster notre trajectoire ensemble.